Relations presse locales : être publié dans la presse régionale
Réussir ses relations presse locales et être publié dans la presse régionale demande avant tout de proposer une vraie information, utile ou intéressante pour les lecteurs, et non un message publicitaire déguisé. Un communiqué bien construit, envoyé au bon moment et au bon interlocuteur, a de réelles chances d’être repris, sans qu’aucun résultat ne puisse jamais être garanti.
Les entreprises de l’agglomération grenobloise sous-estiment souvent leur propre actualité : une ouverture, un recrutement significatif, une innovation ou un engagement local constituent autant de sujets qui peuvent intéresser un journaliste, à condition d’être présentés comme une information et non comme une réclame.
Au sommaire :
Ce qu’un journaliste local recherche vraiment
Un journaliste reçoit chaque semaine de nombreuses sollicitations d’entreprises persuadées que leur actualité mérite un article. Son critère principal reste l’intérêt pour ses lecteurs : une information nouvelle, un enjeu local, un chiffre vérifiable ou une tendance qui concerne la vie économique de la région. Un communiqué qui se contente de vanter les mérites d’une entreprise, sans angle d’intérêt général, part avec un désavantage certain.
L’angle le plus efficace relie souvent votre actualité à un sujet plus large : évolution d’un secteur, effet sur l’emploi local, réponse à une problématique connue des habitants ou des professionnels du territoire.
Construire un communiqué de presse qui donne envie d’être lu
Un communiqué efficace tient en une page, avec un titre qui résume l’information en une phrase, un premier paragraphe qui répond aux questions essentielles (qui, quoi, où, quand, pourquoi), puis des détails complémentaires dans l’ordre d’importance décroissante. Les journalistes lisent vite et coupent souvent par le bas : les informations secondaires doivent donc se trouver en fin de texte, pas dans les premières lignes.
- un titre factuel, sans superlatif ni ton commercial ;
- des informations vérifiables, datées et si possible chiffrées avec prudence ;
- des coordonnées claires pour être recontacté rapidement ;
- une ou deux photos en haute définition dont vous détenez les droits, avec le nom du photographe à créditer, si le sujet s’y prête.
Évitez le jargon interne et les formulations qui ressemblent à une plaquette commerciale : un communiqué se lit comme une information, pas comme une publicité.
Identifier les bons interlocuteurs dans la presse régionale
La presse quotidienne régionale, comme Le Dauphiné Libéré en Isère, les rédactions audiovisuelles locales comme France 3 Alpes ou ici Isère, les médias économiques locaux et les rédactions spécialisées dans votre secteur n’ont pas les mêmes attentes ni les mêmes délais. Un même sujet peut intéresser plusieurs rédactions avec un angle différent selon leur lectorat : plutôt économique pour l’une, plus grand public pour l’autre. Renseignez-vous sur le nom exact du journaliste ou du service qui couvre votre secteur ou votre zone géographique avant d’envoyer votre communiqué : un envoi générique à une adresse de rédaction générale part souvent avec moins de chances d’être lu.
Choisir le bon moment pour solliciter la presse
Une actualité réelle et datée retient bien davantage l’attention qu’un rappel de ce que fait l’entreprise depuis longtemps. Une ouverture, un déménagement, une distinction obtenue, un recrutement significatif ou une initiative locale constituent des déclencheurs crédibles. À l’inverse, solliciter la presse sans événement précis, uniquement pour exister dans les médias, aboutit rarement à une publication.
Le calendrier compte aussi : pour un événement prévu, adressez une invitation presse suffisamment tôt pour que chaque rédaction puisse organiser sa venue ou son sujet, sans pour autant promettre une couverture qui ne dépend pas de vous. Un simple appel téléphonique en amont, pour vérifier l’intérêt du sujet auprès du bon interlocuteur, évite souvent d’envoyer un communiqué qui n’arrivera jamais au bon endroit.
Après la publication : capitaliser sans excès
Une fois l’article publié, il peut être relayé sur votre site et vos réseaux sociaux, en général sous forme de lien vers l’article original plutôt que par une reproduction intégrale du texte, les articles de presse restant protégés par le droit d’auteur de leurs auteurs et par les droits de l’éditeur qui les publie. En cas de doute sur ce qui peut être repris, le plus prudent reste de demander l’autorisation directement à la rédaction concernée.
Une bonne retombée presse mérite d’être valorisée, mais elle ne remplace pas une stratégie de communication construite dans la durée : elle en est un jalon parmi d’autres, pas une fin en soi.
Questions fréquentes
Faut-il payer pour être publié dans la presse locale ?
Un article rédactionnel classique, choisi par la rédaction, n’est normalement pas payant. Certains médias proposent en parallèle des espaces payants clairement identifiés comme tels, publi-reportages ou encarts publicitaires : la loi impose qu’un article publicitaire présenté comme un article rédactionnel soit précédé de la mention « publicité » ou « communiqué » (article 10 de la loi du 1er août 1986 sur la presse). Les formats proposés et leurs conditions se discutent ensuite directement avec la régie du média concerné.
Combien de communiqués envoyer par an ?
Aucun rythme ne s’impose à toutes les entreprises. Mieux vaut peu de communiqués construits autour d’une vraie actualité que des envois fréquents sans contenu réel, qui finissent par lasser une rédaction et nuire aux prochaines sollicitations.
Un communiqué resté sans suite nuit-il à l’entreprise ?
Non, l’absence de reprise ne pénalise pas l’entreprise. Un communiqué bien construit, même non publié, garde son utilité : il peut être réutilisé sur votre site ou vos réseaux sociaux, et le contact établi avec un journaliste reste souvent utile pour une prochaine actualité.
Vous préparez une actualité qui mérite d’être partagée avec la presse régionale ? Notre agence de communication à Grenoble peut vous aider à la mettre en forme, puis à la relayer sur vos propres canaux, à commencer par vos réseaux sociaux : parlons-en via la page contact, ou appelez le 04 80 80 93 30.